Du temps de quantité et autres réflexions

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Il y a quelques jours j’ai lu un article dont le titre m’a directement interpelée. Il parlait du « temps de quantité » en opposition au bien connu « temps de qualité » que l’on passe avec nos enfants. Depuis que je suis maman, j’ai toujours lu et relu des articles sur ce thème et je pense que même si je suis d’accord sur le fait de prôner la qualité, j’ai toujours été convaincue du fait aussi que c’était un peu une manière de nous déculpabiliser nous, les mamans actives. Des mamans qui travaillent temps plein ou peut-être pas, mais dont le rythme est rock’n roll au quotidien, entre la gestion des enfants, du couple, de la famille, de la maison et du travail et parfois on essaye aussi ^^, de soi. Les moments que nous passons avec nos enfants au quotidien se résument à quelques heures (voir moins) dans la course du matin, et quelques heures dans la course du soir, et enfin le weekend. Quand le samedi ne se résume pas à des trajets pour conduire les enfants à leurs activités diverses (ou au travail pour certaines) et le dimanche à des diners de famille.

Où trouver du temps de qualité dans tout ça avec nos enfants ? Du temps tout court déjà ?

Même si cela me culpabilise sans doute un peu de le dire, même si cela me chagrine un peu aussi vu le modèle dans lequel fonctionne ma famille avec une maman qui travaille. Et même si aussi, je sais bien que j’ai besoin de ce travail pour m’épanouir aussi. Je suis d’accord. Nos petits grandissent si vites, et je pense que ces quelques heures malheureuses tout au long de la semaine quand ils ont pourtant besoin de nous, parfois ce n’est pas assez.

Reprendre le travail quelques mois après l’accouchement, pour certaines c’est un besoin, pour d’autres, comme moi, même si c’était un besoin, c’était aussi une étape difficile où j’ai énormément ressenti le manque de mon bébé et la culpabilité. Ces matins difficiles où on doit le laisser à quelqu’un d’autre malade, alors que lui comme nous n’avons qu’une envie, rester ensemble. Sans vouloir tourner au mélo, voilà, je pense que nos enfants ont ce besoin de quantité. Comme l’indique bien l’article, un enfant cela ne se programme pas. Un moment pour nous, n’est pas nécessairement le bon pour lui. Il faut avoir ces moments creux, qui semblent vides, parfois l’ennui aussi pour que surgissent des pépites, des confidences aussi.

Dans cette optique déjà, j’ai changé mon fusil d’épaule alors que jeune maman je pensais, croyais qu’il fallait toujours programmer des choses exceptionnelles le WE. Pour compenser. Et puis j’ai décidé que non. Souvent on se laisse vivre, on profite de notre vie au vert, on est juste chez nous. Ensemble. Et c’est ça qui est bon. En mode slowlife, on prend du plaisir avec les choses simples, comme avec notre jolie galette des rois l’autre jour, cuisinée avec les petits. Et vous savez quoi, j’adore ça !

Et vous ? vos astuces pour trouver du temps ? pour déculpabiliser ?

♦♦♦

4 thoughts on “Du temps de quantité et autres réflexions

  1. J’aime bien ton article car il résonne pas mal en moi. j’ai toujours cru que je serais une maman indépendante, contente de retourner au boulot après le congé maternité, d’avoir ma vie, mon couple, mes sorties. Et je réalise maintenant qu’en fait non. J’ai adoré mon congé de maternité et si je laisse souvent mon snottneus à ses grands parents ou des babysits pour sortir ou faire des -petits- voyages, je commence à me poser beaucoup de questions sur notre quotidien, avec un beau gino peu disponible et un plein-temps auquel s’ajoute l’intendance familiale pour moi (sans parler de la fabrication de la petite snottneuse). Et mon truc à moi, enfin à nous, c’est de lui dire qu’on est là, avec lui même quand on est pas là physiquement. S’il est triste à l’école, s’il s’ennuie à la garderie, quand il sera au stage ou avec des copains. On est là dans son coeur. Et il est là dans le nôtre. Ca ne remplace pas les moments de qualité (souvent chez nous, les moments où le ne fait rien d’autre qu’être ensemble – et jouer aux pompiers) mais ça attenue les moments où l’on est séparés.

    Voilà. un bisous rock’n’roll pour toi 😉

    1. C’est drôle j’ai toujours eu ce sentiment aussi. C’est fou finalement la maman qu’on imagine qu’on sera et puis ce qui se passe « en vrai » et comment on réagit. Oui atténuer la séparation, se dire que c’est comme ça aussi qu’ils grandissent et essayer d’avoir des jolis moments même dans la routine. De gros bisous à toi aussi ❤

    1. Oui, je pense aussi. Maintenant je sais que je ne serais pas totalement épanouïe sans mon boulot, mais si les horaires pouvaient être plus compatibles avec ceux de l’école ce serait déjà tellement plus vivable… Bises ❤ !

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