Il était une citadine à la campagne

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9 années… 9 années que j’ai quitté Bruxelles. Je ne vais pas vous parler du temps qui passe, ou presque pas. Les années filent, on se marie, un puis deux bébés plus tard et cette nouvelle vie que l’on construit jour après jour nous emporte. Avec passion.

Citadine j’étais, profondément, intensément. Amoureuse de Bruxelles (et un peu de Madrid aussi). De ses pavés, de sa place du jeu de balle le dimanche matin, de ses cinémas, de ses expos. Toujours en train de courir dans cette énergie particulière que vous procure la ville. A courir après le temps, après le tram ou le bus, d’un cours de danse au resto et du travail à une terrasse. Un journal sous le bras et un livre dans le sac, pour tuer l’attente souvent. Les frites dévorées à la sauvette aux petites heures du matin, le monde que l’on refait sur le chemin du retour et cette jeunesse que l’on dévore avec fougue sans même s’en rendre compte !

Cette citadine-là a fait le grand saut et changé de vie. Une vie au vert, profondément différente. Mais remplie de bonheur aussi. Surtout. Il a fallu se retrouver. Apprivoiser le silence de la campagne et son calme. Prendre le temps. Si je me suis parfois cherchée les premières années, mon manque de la ville était vite oublié aux premiers rayons de soleil dans le jardin. Mais je reconnais que c’est réellement depuis que je suis maman que je savoure pleinement cette nouvelle vie.

Quand je les vois courir dans le jardin et rire, profondément heureux. Quand nous partons chasser des trésors dans le petit bois. Quand ils jardinent avec leur papa et qu’ils récoltent leurs légumes. Quand il suffit d’ouvrir la porte vers le jardin pour qu’ils partent à l’aventure. Quand j’évacue mon stress en allant courir dans la campagne. Quand je rentre chez moi sous un ciel bleu et que j’entends les oiseaux chanter et que j’observe la nature. Quand je n’ai qu’un pas à faire dehors pour couper une salade ou cueillir des aromates.

Certes la ville me manque parfois. Et je sais aussi qu’à chaque fois que je la retrouve, je suis toujours chez moi à Bruxelles. Mais je sais aussi à quel point je suis bien quand je rentre chez moi et comme je savoure ma bulle verte et son calme. Une vie simple, une vie en mode slow, une vie qui me comble chaque jour un peu plus.

2 thoughts on “Il était une citadine à la campagne

  1. Oh quel joli article 🙂 ça me donne envie de passer du temps à la campagne. Bruxelloise de souche, la nature me manque très souvent. Heureusement, je pars souvent en voyage et mon manque de « verdure » peut se combler facilement. Je ne sais pas si je resterai à Bruxelles dans les années futures. Ton article me fait un peu rêver. Pousser la porte du jardin pour aller cueillir ses aromates et puis le calme de la campagne. Ton article est une jolie petite bulle d’air 🙂

    1. Merci beaucoup pour ton gentil mot Alice ! Bruxelloise de souche aussi, je t’avoue qu’il y a 15 ans d’ici, je n’aurais sans doute jamais imaginé ce changement de vie 🙂 Mais la vie et ses surprises ^^. Et je t’avoue que je ne suis pas trop loin (c’était important) et que j’y reviens régulièrement. J’aime toujours le contact de la ville tout en savourant mon quotidien au vert 😉 Bises (et je file lire ton récit de voyage qui me fait rêver aussi !)

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