Une crise ? Mais quelle blague !

Si vous saviez comme je me suis dépêchée. J’ai décompté les minutes, j’ai beaucoup regardé ma montre, même chargée de dossiers, je restais comme obsédée par quitter le travail et vous retrouver. Avoir hâte de vous serrer dans mes bras et vous écoutez me raconter vos nouvelles aventures.

Voilà que j’arrive, passé les câlins et les bisous tout à coup le regard se prend de panique, tout à coup le regard désespère même  quand tu réalises que non, je n’ai pas pris doudou avec moi. Je ne réalise pas que tu es au bord de craquer, que la fatigue et toute cette nouveauté de début d’année te fait puiser dans tes réserves et rentranchements tant physiques qu’émotionnels. Non je ne réalise pas, je suis à la recherche de ta soeur. Elle aussi j’ai envie de la serrer et de l’écouter me raconter cette 3ème journée auprès des grands !

Et puis la voilà. BAM. Pas ta soeur, non pas encore, la crise oui. Tu n’as pas encore sorti le grand jeu, digne des meilleures pubs où des petits se tordent par terre dans les rayons du supermarché. Ce n’est pas ce grand jeu-là mais il y a une certitude, on pourrait s’en rapprocher sans doute si je ne réagis pas.

Certains jours j’userais tout simplement de l’argument « maman décide et maman décide que ce n’est pas la crise maintenant » et-puis-c’est-tout-alors-ça-suffit. Mais en sachant très bien aussi, que si c’est déjà parfois sportif de raisonner un petit garçon de bientôt 4 ans, le raisonner « en crise » se révèle être une mission impossible. Et je n’ai pas envie de perdre cette énergie-là. Je n’ai pas envie qu’on se fâche et que ce moment de retrouvailles tant attendues se transforme en crise collective.

Plus tard je t’expliquerai. Quand tu seras attentif à mes explications, je te raconterai pourquoi doudou n’était pas là. Pas avec moi. Je te raconterai aussi que parfois on ne peut pas avoir tout tout de suite. Que doudou est resté à la maison, comme vendredi dernier, et comme jeudi aussi sans que cela pose de problème. Que ce n’est pas une raison pour se mettre dans cet état-là même si je comprends que tu pouvais être triste.

Mais là maintenant tout de suite, et si je transformais tout en grosse blague ?

Tu sais quoi mon chéri, et bien maman, elle est super triste, car elle voulait manger du chocolat, mais qu’elle n’en avait pas avec elle (fausses larmes), et je voulais vraiment du chocolaaaaaat (début de fausse crise), et je veux plus bouger d’ici non plus (on croise les brase, on plisse la bouche, les yeux, tout ce qui est possible d’être plissé pour refermer le visage), et je veux paaaaaas rentrer, et je veux du chocolaaaaaat… et… 

Mais, n’est-ce pas un début de sourire sur ton visage ?

C’est comme si d’un coup l’orage était passé et que ton visage s’innondait de soleil. Je te retrouve ma canaille, et je sais que si je continue ma petite comédie encore 3 secondes et demi, tu auras déjà oublié que toi-même tu pleurais il y a 2 minutes ! Entre temps ta soeur est arrivée et elle me découvre, à moitié clown au milieu de la plaine de jeux et éclate de rire. Ton sourire se transforme en éclats de rire à ton tour et nous nous innondons de toute cette rigolade.

Parce que c’est si bête finalement de se fâcher pour des broutilles non ?

Parce que finalement, depuis tous petits je nous sauve de ces crises avec une franche rigolade, que ce soit te recouvrir de bisous-partout quand tu étais bébé sur la table à langer et que tu me compliquais un peu l’opération de change ou d’habillement. J’inventais des histoires, je faisais des grimaces, des drôles de bruits et même j’imitais les bruits des animaux inimitables. Avec cette capacité qu’ont toutes les mamans du monde à se transformer en clown en 1/4 de seconde pour redonner le sourir à leur petit.

Merci pour ces rires mes trésors, et pour cette rigolade qui a rendu notre retour à la maison si léger et doux. Tout simplement comme je l’attendais avec tant d’impatience cet après-midi.

Maman.

2 thoughts on “Une crise ? Mais quelle blague !

  1. Merci Eve ! Tu m’as fait un bien fou ! Crise sur crise en ce début d’année pour Miss D, 4 ans car nouveau rythme et plus de sieste parce-ce-que-suis-une-grande-moyenne-mais-en-réalité-encore-toute-petite (saintes siestes)… Faire le clown, une arme de dérision massive à utiliser pour dédramatiser toutes les situations du quotidien ! #DemainJeMyMets #BozoIsBack ;D Bises

    1. Oh merci pour ton gentil message ! Pareil chez moi, bientôt 4 ans et plus de siestes en 2ème maternelle dans notre école (pas le choix) et donc, les fins de journées sont plutôt rudes. Parfois clairement maman a eu déjà les nerfs à rude épreuve au travail et pas facile de se lacher et rester légère mais c’est sur que la solution « Bozo » est bien plus efficace et drôle pour régler les crises 😉 Courage à toi ! Bises #teambozo

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